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Et si partager nos moteurs pouvait rendre la route plus verte ?

De l’électrification des usages à la mobilité partagée : nous avons toutes les clés en mains pour créer un système de transport plus durable et plus efficace. La voiture est peut-être indispensable à nos déplacements quotidiens en France. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas repenser nos usages, pour rendre la transition écologique accessible à tous, et partout.

Sommes-nous vraiment addict à notre voiture ?

En France, 85% de nos mobilités passent par la route. D’ailleurs, tous les scénarios prospectifs de la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone) montrent que la part modale de la route restera très majoritaire dans les décennies à venir.

Et pour cause : la France s’est construite autour d’un “système voiture” qui rend la route indispensable à nos déplacements du quotidien. Nos territoires sont conçus entièrement autour de ce mode de transport : voirie, signalisation, stationnement, aménagement du territoire… L’espace public a été pensé pour faciliter les déplacements en voiture. Car, contrairement aux idées reçues, les français ne sont pas addict à leur voiture : bon nombre d’entre eux l'utilisent, faute de solutions alternatives efficaces. 

C’est encore plus vrai dans les territoires périurbains et ruraux, dans lesquels la densité de population est tout simplement trop faible pour qu’un système de transport en commun classique soit efficient. Résultat : la voiture individuelle reste, pour bon nombre des français, le moyen de déplacement le plus pertinent… avec toutes les problématiques écologiques que l’autosolisme engendre. Le secteur des mobilités représente aujourd’hui près d’⅓ des émissions nationales de gaz à effet de serre. Et parmi les transports, la voiture thermique représente plus de la moitié de ces émissions… 

À propos du taux d’occupation 

En France, le taux d’occupation des voitures est de seulement 1,6 sièges. Autrement dit, 3/4 de la capacité de transport est perdue et inutilisée. Ce qui signifie que 3/4 des barils sont extraits, importés, transformés, distribués, brûlés... pour rien !

Combattre l’autosolisme : de la technologie aux usages… 

À court terme, la technologie offre des solutions séduisantes. Troquer notre bon vieux véhicule thermique contre un véhicule électrique, par exemple. En France, une voiture électrique émet ainsi 80% de CO2 en moins qu’une voiture diesel. Et, sur l’ensemble de sa durée de vie, elle aura un impact carbone 2 à 3 fois inférieur. 

Or, si l’électrification de nos usages est devenue incontournable, il n’en reste pas moins que l’impact écologique de la mobilité électrique n’est pas nul. Autrement dit : seules, les solutions technologiques ne suffisent pas. Nous devons impérativement repenser nos usages du véhicule individuel qu’il soit thermique… ou électrique ! Car, au fond, c’est là que le bât blesse : pollution, congestion, embouteillages sont aussi les conséquences directes de la conduite individuelle et de l’autosolisme.

Pourtant, les sièges disponibles, ce n’est pas ce qui manque ! En France, 60 millions de sièges libres circulent chaque jour, en heure de pointe, dans nos véhicules individuels. 60 millions de sièges libres qui, s’ils étaient partagés avec d’autres passagers, suffiraient pour changer la donne. Et faire reculer l’autosolisme… 

Utiliser cette capacité de transport, c’est le principe des lignes de covoiturage de l'entreprise Ecov : un opérateur nouvelle génération, qui propose une offre de covoiturage instantané, sans réservation, au service d’une utilisation plus efficiente des véhicules. Avec une qualité et une fréquence de service égale à celle d’un car ou d’un métro, les lignes de covoiturage permettent de réduire le nombre de voitures sur les routes et de limiter ainsi les émissions de CO2 (et les embouteillages). Une offre de mobilité qui permet tout simplement de transformer nos voitures… en transport collectif !

La voiture, un vrai transport collectif ? 

Contrairement aux idées reçues, covoiturer peut être aussi simple que de prendre le bus. Et pour preuve, dans certaines villes comme Grenoble, les lignes de covoiturage garantissent aux passagers des temps d’attente inférieurs à 10 minutes. Le tout, sans avoir besoin de réserver son trajet à l’avance…

Benjamin

concepteur-rédacteur

Publié le 28 mai 2024

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